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LES ADIEUX

 

 

C'était vraiment le jour idéal pour des adieux. Le ciel barré, cette averse presque continue depuis la veille — la cour du collège déserte, la pluie battant les tables de ping-pong…

Je les ai fait sortir dans la cour. Ils ne voulaient pas trop se mouiller, pour la plupart, puis se sont laissés prendre au jeu comme les gamins qu’ils sont encore.

Serrés sur le banc de pierre, ils craignent donc tant la pluie, mes Allevardins ?

Je leur ai demandé d'écrire d'abord sur la pluie, puis sur les nuages, puis : les adieux, le départ, ici et maintenant, la dernière image.

Ils se sont dispersés aux quatre coins de la cour, certains s’isolant, d'autres se rassemblant. Pendant ce temps j’ai marché dans les flaques, le long des lignes de peinture, en jouant du triangle avec les gouttières. Puis nous nous sommes rassemblés une dernière fois devant la marque « 3A », et nous nous sommes salués.

(Comme ils doivent être soulagés de partir ! La nostalgie vient après...)

 

16 juin 2010