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 LE RITUEL DU BUS

 

 

On marche à pas traînants avec les deux enfants, puis on revient avec le plus petit en passant pour le bassin. « Je peux laver les mains au bassin ? »

L’eau froide. Le muret aux lézards. Les chenilles noires qui grouillent dans les orties dont elles coupent toute la partie verte pour ne laisser qu'un fin réseau transparent d'aiguilles en verre coupant. La poussière d'orties monte dans la chaleur moite. On décolle de son support une chrysalide dorée comme un joyau. Une sauterelle nous regarde. On écoute un moment la chanson du bassin.

L’enfant joue avec le jet du bassin comme son grand frère au même âge, comme tous les enfants qui sont passés par là avant lui, qui passeront après. 

La place vide.

Le sifflement d'un invisible passant.

La lumière blanche.

 

26 juin 2012