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En cet été faste et déjà funèbre j’écrivais comme un fou. L’éloignement terminé je craignais plus que tout de rester enlisé. Comme une barque lancée je poursuivais sur mon erre. Ce fut ainsi un bel été, faste et funèbre. 


 

 

 

LA FIN DU CHAT

 

 

J'achève les relectures de L'éloignement, jusqu'à cette dernière page qui évoque la mort du chat Pamplemousse. Chadek, son compère survivant, est devenu si maigre. Comme autrefois en Guyane au début de cette longue maladie dont je l’avais sauvé en lui faisant une piqûre chaque jour et en le nourrissant tant bien que mal d’une sorte de graisse répugnante qu’il fallait lui administrer de force, je le retrouve prostré sous la pluie. Je l’amène en urgence chez le vétérinaire. Trente-cinq degrés, deux kilos d'os et de souffrance féline. Je pars sans le chat en pleurant sous la pluie. Je l'imagine sous sa lampe chauffante, avec ses perfusions. « Insuffisance rénale », a dit le vétérinaire. Est-ce que sous ses poils jaunes, sa peau aussi est devenue jaune ? Il n'est pas sûr du tout qu'il en sorte vivant. Peut-être mourra-t-il en même temps que s'achève le livre – la fin du chat est aussi celle d’un chapitre de notre vie humaine. Les animaux de Guyane ainsi disparaissent à mesure que nos souvenirs se dissolvent. C'est aussi cela, l'éloignement.

 

*

 

Averse interminable, litanie des crépitements sur le toit en tôle. Dans la pièce d'à côté le chat se traîne, mange, crache une petite mare de bile que je nettoie, puis me rejoint, épuisé, ronronnant. Je continue à écrire en le gardant sur mes genoux. Je sens sous ma main son squelette encore chaud.

 

6 et 10 juin 2012


 

 

 

VASTES

 

 

Vaste et

vert

comme ce lichen incrusté

dans le chaos des pierres

qu’une fourmi  

escalade comme nous

 

Vaste et

bleu 

« il y a un animal ici

tu sais son nom ?

il s’appelle le vent » 

(dit l’enfant)

 

Vaste et

blanc

comme ces derniers névés

en lesquels on s’enfonce

comme ce nuage pâle

qui glisse au ralenti

 

Vaste

et déjà presque transparent

le nuage

s’étire

le temps qu’on passe ici

s’étire

et l’on tarde à rentrer

 

On fait la roue

sur la ligne des crêtes

on est, enfant

vastes aussi

vastes

que 

le 

vent

 

Valpelouse, 17 juin 2012


 

 

 

LA FIN DU CHAT (2)

 

 

Dans la douceur retrouvée de l'été on parle de l'accident. L’AVC est encore si récent : « Mon mari avait construit la maison. Il n'avait pas fini. Cette idée le rend fou. Il regarde sa main qui pend. Le soir je suis seule. Il est resté douze heures à terre. Tous les projets se sont écroulés. On voit ce qui importe. À quoi bon s'attacher… »

Moi j'attends des nouvelles du chat, de mon pauvre squelette de chat. Pauvres fantômes, pauvres passants.

Il meurt en ronronnant dans mes bras. On allume sur sa tombe un bâtonnet d’encens. On pleure cette page qui se tourne, ce livre terminé.

 

20 juin 2012


 

 

AU MOUROIR

 

 

Au détour d'une rue un accordéon tzigane touche au cœur. 

La maison de retraite : y voir des spectres ou des hommes nous revient ?

Habiter l’inhabitable : toute la vie pour apprendre cela.

Ni présente ni absente, ma grand-mère répète que ce n'est pas drôle.

Cette femme réduite à l'état de squelette, était autrefois institutrice.

Tenter de voir quand même notre humanité en ce lieu riche de tant de vies.

Tous ces bibelots, inutiles désormais, iront à la benne.

Les souvenirs aussi ont terni et semblent sans force.

Mal à l'aise, on voudrait aménager au moins une agonie confortable.

Lorsque j'en serai là, je prendrai la plume et je me souviendrai ?

Un jour mes enfants aussi seront ces vieillards tremblants. Comme nous serons loin, eux et moi – un tel éloignement parait inconcevable. Puisse l'écho de mon amour encore leur parvenir et les réchauffer. Puissé-je encore les rassurer comme les petits-enfants qu'ils furent, dont ils ne se souviendront pas. Puissé-je être encore, en toute discrétion pour n’effrayer personne, ce fantôme bienveillant, paternel, qui leur tiendra la main.

Je suis là.  Je suis quand même là. Je vous tiens la main. J'ai pensé à vous, j'ai pensé à tout vous savez, et je vous tiens la main.

Je voudrais en un souffle me glisser auprès de tous ces vieillards, de tous ces humains, en un souffle leur glisser une parole de vrai réconfort.

Dans un coin de salle, ce petit vieux à l'œil vif ne s'en laisse pas compter. Posté à la fenêtre il regarde l'arbre, l'homme et l'oiseau, d'un œil vif.

 

*

 

Ce vieillard sans dents tente frénétiquement d'avaler la purée qui, semble-t-il, lui fait encore envie, mais n'y arrive pas à cause des tremblements. Un enfant, on l'aiderait, n’importe qui l’aiderait sans se poser de questions, mais lui on le laisse seul et le bol finit par terre, renversé. Moi, je n'ai pas osé aller vers lui et l'aider.

L'ancienne institutrice devenue aussi maigre qu'on peut l'être (aussi maigre que mon chat au moment de sa mort), a gardé sa bonté. Parfois elle ose dire ses peines. « Qu'est-ce que vous voulez que j'y fasse ? » lui répond l'aide-soignante excédée. « Pardon… Je ne voulais pas vous embêter… Pardon… »

Ma grand-mère attend dans ce mouroir, assise sur son fauteuil, n'attend rien, attend de mourir. Pas même une chaise pour le fils, le petit-fils et l'arrière-petit-fils (l'aide-soignante finalement en apporte une avec humeur). On s'assoit sur la chaise hygiénique que personne ne vide plus. On la laisse dans ce mouroir où l'humanité est niée, où le trésor précieux de ces vies devenues si fragiles n'est vu que comme un fardeau. C'est ici que la société cache sa peur de la mort. On a peur, on a honte. On baisse la tête. Ce sont des hommes riches de toutes leurs histoires qui vivent ici, pas des fardeaux − nos chiens, nos chats, on les traite mieux que ça.

Ma grand-mère de toute façon s’en moque. Elle est déjà au-delà de cette idée d'habiter son attente, résignée et amère, concentrée dans l’effort de la fin, déjà si loin de nous. Elle se laisse porter par son ennui, par la rumeur qui vient de cette salle voisine où elle ne peut se rendre (et finalement, c'est peut-être mieux ainsi…).

Les adieux cette fois sont sans larmes, juste tristes et ternes. On s'enfuit, on a honte. Longtemps après on reste mal à l'aise.

De retour au Villard je regarde Nathalie plongée dans la lecture de Combray. Je garde près de moi le livre achevé de L'éloignement, et je n'en reviens pas. Je veux écrire encore, je veux écrire encore, il faut écrire encore, je veux vivre et, jusqu'à mon dernier souffle, écrire, écrire encore. 

 

23 et 24 juin 2012


 

 

 

ÉCRIRE (POUR NE PAS MOURIR ?)

 

 

Au soir tombant, assis dans le bureau d'en haut, je repense à ce rituel des adieux dans la cour du collège, autour du haïku. On apprend à ne pas rater sa fin. On se dit qu’on a, cette année, bien réussi cela (cela n’a pas toujours été et ce ne sera pas toujours le cas, car la lassitude et les regrets de ce qu’on a raté peuvent facilement tout gâcher). 

S'ouvre une nouvelle période : la fin de cette douzième année scolaire, la fin de L'éloignement, que ma mère maintenant a lu avec la réaction attendue, espérée, des larmes. 

Belle courbe sombre de la montagne. Je pense à ma grand-mère perdue dans son mouroir. Je pense au chat Chadek qui pourrit sous la terre. J'écris pour eux.

J’écris. Je ne veux surtout pas m’arrêter.

 

*

 

L’attente. Et puis sitôt levée la plume le monde est en suspens. On sent comme un arc qui se tend. Qui se détend. Qui décoche. Les mots n'occultent rien. On joue avec la peur, on se joue de la peur. On laisse venir à soi les rumeurs, les appels, les pépiements irrités, affolés des passereaux qui disent la lutte des territoires, la vie, la mort des bêtes, le décompte monotone d’un pouillot qui se dépouille avec peine (on dit souvent de son chant qu'il évoque l'avare qui compte ses écus), le vacarme d'un grumier sur la route humide, le ronflement d'une tronçonneuse, les hommes au travail, toute la vallée au travail…

Voilà. Le monde s'agrandit, quelque chose commence à palpiter. Aux frondaisons des châtaigniers une tache de lumière verte s'allume, éblouit, se ternit, se rallume à mesure que l'été tergiverse. Par la fenêtre un fragment de champ jaune me déchire un souvenir d'enfance. (À quatre pattes dans les hautes herbes avec un camarade au prénom androgyne − Emmanuel, peut-être − dont le visage s'est effacé, je ne sais plus le lieu, l'époque, mais je revois très bien le champ.)

L'horloge donne la mesure de cette quête d'obscure démesure. Le carillon extérieur oscille légèrement, l’étoffe tendue au mur frémit. (« Qu'est-ce qui fait trembler les plumes du paon, papa ? − Le courant d'air… car j'ai ouvert la porte d'entrée, bouleversant le calme sépulcral de la maison qui semble abandonnée.)

Un appel sans personne. Un coup de téléphone anonyme ou le chant d'une fauvette. On se crispe. On se replie sur l'écrit − cette plume que la lumière blanche de juin fait briller, cette plume dorée-argentée, soleil et lune, en laquelle le monde se rassemble, se concentre et finalement se chante, car ces traces noires sur le blanc mat de la page sont comme des notes sur une partition.

C'est sans commencement, ni milieu, ni fin. Une ronde, un cycle de silence, de cris, de pépiements ponctués par l'horloge et le merle (tac-tac-tac-tac…). Puis l'encre s'épuise, on change de cartouche et l'on repart à gros traits noirs. On reprend la position. On reprend du début. Nouveau cercle.

 

L'attente. Le froid dans la main et le bras gauche, la chaleur dans la main droite. La peur qui creuse au ventre, douloureuse − peur de cet espace, de cette liberté que les mots révèlent et, aussi bien, à tout moment (il suffit d'un instant d'inattention, de baisser la garde, de lever trop distraitement la plume) peuvent restreindre, entraver.

 

L'attente. L'attention. L'horloge. Les appels. Le poème n'est pas loin, qu’un voile gris nous masque mais qu’un coup de vent nous révèle. Ou, aussi bien, un oiseau jaune – l’espoir d'un loriot, d'un bruant – se posant au faite du poirier.

On se lève, on file à la fenêtre. La lumière, la grandeur du paysage surprend. Que de formes, que de couleurs et de lumière ! Du vert vif à foison. Quelque chose d'une folle générosité se donne à l'instant. Le soleil. Des pans de ciel bleu, de ce bleu vraiment turquoise qu'on ne voit qu'encadré par les masses grises des nuages, certains soirs où certains matins d'été.

Un geai traverse (l’arbre est aujourd’hui le théâtre d'une intense activité). L'homme au travail se rapproche, qui tronçonne quelque part en contrebas un tronc qu'on imagine puissant (copeaux de bois pleins la page).

 

L’attente. La plume et le monde en suspens au-dessus de la page.

Le grondement d'un avion.

La vitre saupoudrée du reflet vif des bouleaux maintenant ensoleillés, comme le mouvant tableau de quelque pointilleux pointilliste… On ne voit que par fragments, par intermittence. Ouvert, fermé. Clair, obscur. Donné, repris. Ample, restreint.

L'enfant, tout à l'heure quand il se réveillera, sans doute réclamera « le livre des contraires ». Il sait peut-être, il sent que s’y est glissé quelque chose du mystère de ce monde tout neuf qu’on découvre chaque jour, chaque heure, à chaque page, chaque ligne, chaque mot.

L’écureuil monte et descend.

La bogue de la châtaigne pique (aïe), l'abricot est doux (et l’on prolonge le « ou »).

Vues de loin, les framboises sont toutes petites — mais de près elles paraissent énormes !

Le toit est tantôt à l'ombre, et tantôt au soleil !

La présence. L'absence.

Le silence et les mots.

Ce qui se donne dans l'entre-deux de l'écriture.

Ce monde neuf, à chaque page, chaque ligne, chaque mot.

 

25 et 26 juin 2012


 

 

 

 LE RITUEL DU BUS

 

 

On marche à pas traînants avec les deux enfants, puis on revient avec le plus petit en passant pour le bassin. « Je peux laver les mains au bassin ? »

L’eau froide. Le muret aux lézards. Les chenilles noires qui grouillent dans les orties dont elles coupent toute la partie verte pour ne laisser qu'un fin réseau transparent d'aiguilles en verre coupant. La poussière d'orties monte dans la chaleur moite. On décolle de son support une chrysalide dorée comme un joyau. Une sauterelle nous regarde. On écoute un moment la chanson du bassin.

L’enfant joue avec le jet du bassin comme son grand frère au même âge, comme tous les enfants qui sont passés par là avant lui, qui passeront après. 

La place vide.

Le sifflement d'un invisible passant.

La lumière blanche.

 

26 juin 2012


 

 

LA CHANSON DE DAVID

 

 

Qui est-ce qui chante ce matin

doucement, timidement,

avec insouciance, gravité

et puis l'accent américain

quel est cet étranger qui chante

sous le grand hangar vide

qui est-ce qui siffle avec lui, qui souffle, qui va de l’un à l'autre

et questionne

et rassure

et raconte

et relie entre eux les lieux les gens

les arbres les drapeaux les nuages 

qui est-ce qui carillonne ainsi du haut de la fenêtre

d'une voix aussi familière

à l’homme qu'au merle ?

 

27 juin 2012


 

 

 

À LA TERRASSE DU SUD

 

 

Le bourdonnement continu des abeilles. Une mouche. La plainte d'une tronçonneuse. La clameur des passereaux (le monde chante). Cette clameur : c'est toujours, chaque matin, le commencement du monde.

La lumière blanche qui éclaire le flanc ouest des bouleaux. Une tourterelle.

L’attention se perd, le fil est cassé.

Des traînées de lumière rallument le vert vif de l'herbe, et le fil se renoue. Le sapin, très droit, très haut. La proclamation du pinson.

Dans la chaleur d'été les enfants jouent avec force cris, force gestes et plongeons. Ils disputent avec fougue une partie de cartes imaginaires, s'affrontent en une joute de pirates. « Le plus fort… » « En fait, je ne savais pas nager… » Clément interminablement chantonne devant son tracteur, assis dans l'herbe, à l'ombre trouée du bouleau. Moi je lis et corrige les copies du bac qui parlent de l'adolescence.

« Hier on criait pour retourner jouer au bac à sable / on appelait nos frères et sœurs / pour leur jeter de l’eau / aujourd'hui on ne veut plus quitter / nos réseaux sociaux / on les préfère à nos parents / qui nous supplient de venir à table »

Bon... Du bac à sable au Bac du lycée, qui vivra verra. Mais je prétends que le repli frileux sur les réseaux du virtuel et le conformisme consumériste ne sont pas des fatalités. 

Puissent ces enfants qui jouent ne rien perdre de leur folle énergie. Que la grandeur du monde les porte, les ouvre, dans la joie, la souffrance, l'écoute de la beauté, le partage, le réel. Que grandisse avec eux le monde, leur monde et le nôtre, ce mandala mouvant déployé chaque jour. 

Le garçon plonge juste au centre du monde (qui est une piscine bleue), sous l'œil aux mille pupilles du saule bienveillant, des bouleaux, du tilleul, du poète, des nuages, et la caresse du vent tiède, tous pris dans la danse de cette journée d'été (le papillon gris et orange qui s'est posé sur la table sait très bien de quoi je parle).

 

30 juin 2012


 

  

 

DANS L’AFFAISSEMENT DES LATTES…

 

 

Dans l’affaissement des lattes de l’avant-toit – ce trou, cette béance, là où les clous cet hiver ont cédé, où le bois a pourri – un couple de rougequeues a fait son nid, petite maison de plumes et de traits peuplée de chuintements, de froissements de feuilles, de cris intermittents, ainsi lovée dans la faille de la maison humaine.

Réparer sera plus difficile. (Qui parle de réparer ? On attendra l’automne.)

 

*

 

La terrasse au soleil, les bêtes s’y étirent, tandis qu’à l’ombre du grand sapin le chat Chadek n’est plus qu’une charogne. Arraché des tropiques il attendait toute l'année ce grand soleil d'été dont il ne profitera plus, car il n’avait jamais pu s'habituer au froid. On regarde sa tombe au pied du grand sapin, depuis cette terrasse ensoleillée où les bêtes s’étirent.

 

*

 

L’urgence. Quelque chose de poignant. À chaque seconde on revient plus vite, comme un battement de cœur qui s’accélère, on revient plus vite à l’urgence.

 

*

 

Un scorpion microscopique travers le désert de mon bras nu.

Je ne sais pas où l’écriture s’en va, où l’écriture me mène. Je suis son mouvement.

 

*

 

Ce grand nuage qui glisse le long des crêtes, autant essayer de le stopper en soufflant en l’air ! (ai-je dit à une amie qui endurait mal la mort imminente de son vieux chat malade).

 

*

 

Je tente de corriger ces copies où la poésie se trouve tellement malmenée, et je saigne. La poésie se venge et se défend sous la forme d’un enfant qui vient et qui m’appelle, sous la forme du vent qui emporte les feuilles, sous la forme d’un félin bien vivant qui mordille ma main et finalement se couche sur le tas mort des copies.

 

*

 

La dalle disjointe du carrelage inquiète l’enfant. « Tout va s’écrouler, papa ! » (L’enfant, à qui j’aurai appris à discerner dans toute situation la catastrophe latente, et la maison en ruines dans la dalle disjointe, ne sait pas que cette dalle sera réparée trois ans plus tard par son grand-père qui coulera sous la terrasse une nouvelle dalle de béton pour recouvrir les larmes de notre deuil.) 

 

*

 

De haut en bas, en noir et blanc, dégringoler jusqu’à la fin, jusqu’à l’ultime page suivie par aucune autre qui proclame la fin du livre, la mort du printemps et du chat, l’advenue de l’été, les derniers jours de ma grand-mère, le creusement du crabe qui poursuit son travail, le prochain carnet noir qui attend sur la table, que je n’ai pas hâte d’ouvrir, non, mais qui m’attend et grâce auquel je dégringolerai plus sûrement, de haut en bas, en noir et blanc, jusqu’à la fin, jusqu’à l’ultime page suivie par aucune autre.

 

30 juin 2012

 

 

© Lionel Seppoloni, tous droits réservés.