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APRÈS UNE NUIT AGITÉE

 

 

Nuit mauvaise achevée dans les larmes. Grand froid et tremblement, je me serre contre Clément et, discrètement, continue à pleurer. Je descends dans le salon vide et sanglote sans raison, jusqu’à l’apaisement.

Une question de saison.

Saison durablement mauvaise.

L’île, ai-je appris, a flambé sitôt après notre départ. Madère est en feu, toutes les hauteurs de Funchal ont brûlé.

Je mets un disque qui me rappelle la Guyane, pour me réchauffer ; mais la nostalgie est là aussi embusquée. Dana vient se blottir contre moi, puis s’en va. La petite dépression automnale, elle, reste bien installée, avec ses nuages qui ne sont pas un cocon. À moins qu’on considère que ce malaise cotonneux ne soit quand même une sorte de protection somme toute confortable contre bien pire ?

 

10 septembre 2013

 

 

 

© Lionel Seppoloni, tous droits réservés.