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Tout s’achève

 

 

Vigiejanvier2019neigefinale

 

 

 

En janvier tout s’achève

dans une fête de blancheur

au palais froid où les larmes

en festons figés illuminent

la salle de bal du jardin

où les branches en cols de cygne 

s’inclinent sans que ton passage

y soit pour rien.

 

En janvier rien ne commence

ni ne recommence sinon

l’étonnement devant tant de blanc

et que ce soit possible encore

de tant s’étonner de tant

de blancheur dans un monde 

de plus en plus sombre et pourtant

scintillant.

 

En janvier rien ne chavire

sur la mer arrêtée des champs

ton cœur de marin accroché 

au bastingage du temps

se trempe et ne flanche pas

et tu t’en vas emporté

par le courant froid jusqu’à 

la passe de février

 

il neige, il vente, on te dit

« que février sera méchant » tu réponds

que ça passe, que tout passe et que rien

ne s’achève.

 

 

 

© Lionel Seppoloni, tous droits réservés.