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UN DIMANCHE MATIN

 

 

Petite grisaille de pré-rentrée. La voiture sent le cartable neuf. Les roses trémières, rouges sur fond gris, font de bons signaux d'alarme, et les feuilles mortes qui déjà s'entassent dans les bas-côtés sont comme les premières notes dissonantes de l'orchestre qui s'accorde.

Quelque chose commencera bientôt.

Attente de l'automne...

On s'étonne de ces toutes petites poires, du vert argenté des saules têtards, des péchés qui croulent sous les fruits.

Un vieil homme rentre chez lui, portant à la main un panier de pommes: vieil homme aux fruits, vieillesse de l'automne si riche de fruits mûrs.

Puis on bifurque vers Arvillard (cela faisait longtemps). Les corneilles sont attablées. À cette heure, un dimanche matin, la route est absolument déserte. On découvre l'avancée des chantiers, le nouvel escalier extérieur de l'ancien hôtel en réfection complète, la nouvelle maison sise sur la place centrale d'Arvillard dont le gros œuvre est à présent terminé (on a enlevé la palissade et la déviation). On salue la croix du carrefour...

Comme souvent un peu de brume stagne en fond de combe, dans la forêt : c'est toujours à cet endroit que revient l'envie de se garer et de descendre s'enfoncer à la recherche des girolles.

On passe quand même la forêt, le verger, le cimetière, le stop, l'église.

La route du travail un dimanche matin : pas encore tout à fait la route...

 

 

23 août 2015